Vous envisagez d’isoler votre maison, de changer votre système de chauffage ou de rénover une passoire thermique ? La question du financement est souvent ce qui bloque les projets. Pourtant, les aides publiques pour la rénovation n’ont jamais été aussi nombreuses qu’en 2027. On fait le point sur chaque dispositif, avec les montants réels et les conditions pour en bénéficier.
MaPrimeRénov’ 2027 : toujours l’aide centrale
MaPrimeRénov’ est la subvention de l’État gérée par l’ANAH (Agence nationale de l’habitat). Elle finance les travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation et de rénovation globale dans les logements de plus de 15 ans.
Le montant varie selon votre revenu fiscal de référence et la composition de votre foyer. En 2027, les taux sont les suivants :
- Ménages très modestes (revenus inférieurs à environ 17 000 euros/an pour une personne seule en Île-de-France) : jusqu’à 90 % du montant des travaux financé.
- Ménages modestes : jusqu’à 75 % de prise en charge.
- Ménages intermédiaires : entre 40 % et 60 % selon la nature des travaux.
- Ménages supérieurs : 20 à 40 % pour les travaux éligibles (essentiellement les gestes d’efficacité énergétique).
Condition indispensable : les travaux doivent être réalisés par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Si vous vous demandez quels travaux de peinture sont éligibles à MaPrimeRénov’, plusieurs cas sont concernés, notamment l’isolation par les murs.

L’éco-PTZ : jusqu’à 50 000 euros sans intérêts
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est un prêt bancaire sans intérêts pour financer des travaux d’amélioration énergétique. Vous remboursez uniquement le capital emprunté, sans frais supplémentaires.
En 2027, le plafond atteint 50 000 euros pour une rénovation globale (amélioration d’au moins deux postes de travaux). Pour un geste unique d’isolation ou de changement de chauffage, le plafond est de 30 000 euros. La durée de remboursement va jusqu’à 15 ans, ce qui permet des mensualités très accessibles.
L’éco-PTZ est disponible dans la plupart des banques et ne nécessite pas de conditions de revenus. Il est également cumulable avec MaPrimeRénov’, ce qui en fait un outil de financement complémentaire très puissant.
La TVA réduite à 5,5 % : automatique sur les travaux
Souvent oubliée dans les calculs, la TVA à 5,5 % représente pourtant une économie substantielle. Sur une facture de 10 000 euros TTC, la différence entre 20 % et 5,5 % de TVA représente environ 1 200 euros d’économie nette.
Cette TVA réduite s’applique automatiquement à tous les travaux d’amélioration de la performance énergétique réalisés dans un logement de plus de 2 ans. L’entrepreneur la facture directement : aucune démarche de votre côté. Les travaux concernés incluent l’isolation des murs, des combles, des planchers, le remplacement des fenêtres, l’installation de systèmes de chauffage performants, et aussi certains travaux de peinture liés à ces chantiers.
Les aides de l’ANAH : pour les projets de rénovation globale
Au-delà de MaPrimeRénov’, l’ANAH dispose d’autres programmes d’aide, notamment pour la rénovation globale des passoires thermiques (DPE classé F ou G). Le programme « MaPrimeRénov’ Parcours accompagné » cible ces logements et permet des financements allant jusqu’à 70 % du montant total des travaux, avec un plafond de dépenses éligibles de 70 000 euros.
Pour bénéficier de ce parcours, un accompagnateur agréé (Mon Accompagnateur Rénov’) est obligatoire. Ce service est lui-même subventionné à hauteur de 100 % pour les ménages très modestes et 50 % pour les ménages modestes.
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
Les CEE (souvent appelés « primes énergie ») sont financés par les fournisseurs d’énergie, qui ont une obligation légale de financer des travaux d’économies d’énergie chez les particuliers. Le montant varie selon les opérations, mais peut atteindre plusieurs milliers d’euros pour des travaux d’isolation ou de pompe à chaleur.
Contrairement à MaPrimeRénov’, les CEE n’ont pas de conditions de revenus. Tout propriétaire ou locataire peut en bénéficier, quel que soit son niveau de revenus. Il suffit de demander un devis avant de commencer les travaux et de s’assurer que l’entreprise est bien RGE.
Les aides locales : pensez à votre collectivité
En complément des aides nationales, de nombreuses collectivités proposent leurs propres subventions : régions, départements, intercommunalités, villes. Ces aides locales peuvent aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon les territoires.
Pour les identifier, rendez-vous sur le site faire.fr (service public officiel) ou contactez l’espace conseil France Rénov’ le plus proche de chez vous. Ce service gratuit vous aide à identifier toutes les aides auxquelles vous avez droit et à savoir par où commencer votre rénovation énergétique.
Peut-on cumuler les aides à la rénovation ?

Oui, et c’est là que le dispositif devient vraiment intéressant. La plupart des aides sont cumulables entre elles :
- MaPrimeRénov’ + éco-PTZ : combinaison très courante. L’éco-PTZ finance la part non couverte par MaPrimeRénov’.
- MaPrimeRénov’ + CEE : les deux sont cumulables, mais le total ne peut pas dépasser 100 % du montant des travaux HT.
- TVA à 5,5 % : se cumule avec toutes les autres aides, puisqu’elle s’applique sur la facture de l’artisan.
- Aides locales : généralement cumulables avec les aides nationales, sous réserve des règles propres à chaque collectivité.
Pour choisir l’entreprise qui réalisera vos travaux de rénovation, vérifiez toujours la certification RGE : c’est la condition sine qua non pour bénéficier de MaPrimeRénov’, de l’éco-PTZ bonifi et des CEE.
Questions fréquentes sur les aides à la rénovation 2027
Quelles sont les aides à la rénovation en 2026 et 2027 ?
Les principales aides sont MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 %, les aides de l’ANAH, les Certificats d’Économies d’Énergie et les aides des collectivités locales. Ces dispositifs sont maintenus et renforcés pour 2027, avec des plafonds de subvention revus à la hausse pour les ménages les plus modestes.
Quel est le revenu fiscal de référence pour toucher MaPrimeRénov’ ?
Les plafonds de revenus pour 2027 varient selon la composition du foyer et la zone géographique (Île-de-France ou province). Pour une personne seule en province, le plafond « ménages très modestes » est d’environ 17 500 euros de revenu fiscal de référence. Pour un couple avec deux enfants, il monte à environ 35 000 euros. Les barèmes officiels sont disponibles sur le site france-renov.gouv.fr.
Quelle est la subvention maximale pour la rénovation d’une maison en 2027 ?
Dans le cadre du Parcours accompagné de MaPrimeRénov’, la subvention peut atteindre 63 000 euros pour les ménages très modestes (90 % de 70 000 euros de travaux éligibles). En ajoutant les CEE, l’éco-PTZ et les aides locales, le reste à charge peut être ramené à quelques milliers d’euros pour les projets de rénovation globale.
Quelle est la nouvelle loi sur la rénovation énergétique ?
La loi Climat et Résilience de 2021 impose un calendrier progressif d’interdiction de mise en location des passoires thermiques. Les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025, les F le seront en 2028. Cette réglementation pousse de nombreux propriétaires bailleurs à engager des travaux, et les aides 2027 sont dimensionnées en conséquence.
Faut-il obligatoirement un artisan RGE pour bénéficier des aides ?
Oui, pour MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ et les CEE, la réalisation des travaux par un artisan certifié RGE est obligatoire. La certification RGE garantit les compétences de l’entreprise dans les travaux d’efficacité énergétique. Seule la TVA réduite à 5,5 % s’applique sans cette condition, dès lors que le logement a plus de 2 ans.